Sportifs
L’ostéopathie du sportif
Entraînements intenses, chocs répétés, charges de travail qui s’enchaînent : le corps encaisse et compense, jusqu’au jour où il ne compense plus. Une prise en charge ostéopathique traite la douleur et cherche ce qui, en amont, l’a produite.
Une blessure de sportif est presque toujours une blessure de surcharge. La zone qui fait mal n’est pas forcément celle qui a fauté : une hanche qui manque d’amplitude reporte la contrainte sur le genou, une cheville raide la reporte sur le bas du dos. Le travail de l’ostéopathe consiste à remonter cette chaîne plutôt qu’à masser l’endroit douloureux.
La prise en charge est d’autant plus efficace qu’elle s’inscrit dans un suivi pluridisciplinaire : kinésithérapie, podologie, diététique, préparation physique. L’ostéopathie y tient une place précise, celle de la mobilité et de la répartition des contraintes.
J’ai effectué de nombreux stages sur des évènements sportifs et je me suis formée aux massages sportifs. Selon la demande, une séance d’ostéopathie et un massage Deep Tissue se complètent : le premier redonne de la mobilité, le second travaille la densité du tissu musculaire.

Les motifs les plus fréquents
- TendinopathiesTendon d’Achille, épaule, coude, genou : une douleur de tendon vient rarement du tendon seul. On cherche ce qui, plus haut ou plus bas, le surcharge.
- Lombalgies et cervicalgies d’effortCharges lourdes, gainage insuffisant, position prolongée sur un vélo : le rachis paie la répétition avant de payer l’intensité.
- Séquelles d’entorse ou de fractureUne cheville tordue il y a trois ans qui bouge encore mal modifie l’appui, et cette modification finit par se voir plus haut.
- RécupérationAprès un bloc de charge, un trail ou un match difficile : redonner de la mobilité au diaphragme, au bassin et aux appuis.
- Préparation d’une échéanceUne consultation huit à dix jours avant une compétition, jamais la veille : le corps a besoin de temps pour intégrer la séance.
- Reprise après une coupureRetour au sport après une blessure, une opération ou plusieurs mois d’arrêt, en complément du travail du kinésithérapeute.
Quand consulter
Dès qu’une gêne se répète à l’effort, sans attendre qu’elle devienne une douleur permanente. Une tendinopathie prise à trois semaines se traite plus vite qu’une tendinopathie de six mois, et c’est la principale variable sur laquelle vous avez la main.
En période de compétition, le bon moment se situe huit à dix jours avant l’échéance : la séance modifie des appuis et des amplitudes, le corps a besoin de quelques entraînements pour se réapproprier ces changements. Une consultation la veille d’une course est contre-productive.
Hors saison, une à deux séances par an suffisent à la plupart des pratiquants réguliers. Le rythme se resserre pendant les blocs de charge, les préparations longues et les reprises après blessure.
Tarifs
- Consultation d’ostéopathie
- 60 €
- Massage thérapeutique
- 90 €
Voir le détail des tarifs et du remboursement.
Prendre rendez-vousUne douleur apparue brutalement pendant l’effort, un craquement suivi d’un gonflement, une impossibilité d’appui : ces situations relèvent d’abord d’un avis médical et d’une imagerie, pas d’une séance d’ostéopathie.
Questions fréquentes
Combien de temps avant une compétition ?
Huit à dix jours. La séance modifie des appuis et des amplitudes, et le corps a besoin de deux ou trois entraînements pour se les réapproprier. Une consultation la veille d’une course crée des sensations inhabituelles le jour J, ce que personne ne recherche.
Peut-on s’entraîner juste après ?
Un footing souple ou une séance technique légère, oui. Une séance intense ou une sortie longue, plutôt à quarante-huit heures. La fatigue ressentie le soir d’une consultation est fréquente et sans gravité.
Ostéopathie ou kinésithérapie ?
Les deux se complètent et ne traitent pas la même chose. Le kinésithérapeute conduit une rééducation dans la durée, souvent sur prescription. L’ostéopathe travaille sur la mobilité et la répartition des contraintes, en quelques séances. Sur une blessure en cours de rééducation, le bon réflexe est de faire les deux.
À quelle fréquence consulter ?
Une à deux fois par an pour un pratiquant régulier sans douleur. Le rythme se resserre pendant les blocs de charge, les préparations longues et les reprises après blessure, où une séance toutes les six à huit semaines se justifie.
Traiter la gêne pendant qu’elle n’est encore qu’une gêne.
Voir aussi le mal de dos et la lombalgie et l’ensemble des motifs de consultation.
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